Musiques royales

 

Récital d'orgue, plain-chant et serpent

 

Saint-Ursanne, Collégiale

Samedi 19 juin 2010 à 20h, organisation: AMO

 

Pascale Van Coppenolle, orgue

David Partouche, serpent

Plain-chant (Richard Bron, Cyril Georgy, Francis Girardin, Maxime Grand, Pierre Migy, Michel Reuter, Gabriel Wolfer)

 

 

 

 

 

Un itinéraire musical européen, au temps de Giovanni de Macque, Peter Philips, Pieter Cornet et Louis Marchand,

compositeurs qui ont servi les cours de Naples, Bruxelles et Versailles

 

 

Programme

Musique à la cour du Vice-Roy d’Espagne à Naples autour de 1600


Giovanni de Macque (Valenciennes, 1548/50 ?- Naples,1614)
 - Capriccio sopra re, fa mi, sol
 - Seconda Sravaganze
 - Capricietto
 

Musique à la cour de leurs altesses sérénissimes Albert et Isabelle à Bruxelles
autour de 1600


Peter Philips (Londres, 1560/61 ?- Bruxelles, 1628)
 - Veni Sancte Spiritus (10 versets) avec plain-chant mesuré

Pieter Cornet (Bruxelles, 1570/80 ?-1633)
 - Fantasia 3. Toni
 - Salve Regina avec plain-chant alterné :

Musique à la Chapelle Royale de Versailles, autour de 1700


Louis Marchand (1669-1732)
 - Fond d’orgue (deuxième Livre)
 - Te Deum (deuxième Livre)

Retour à Naples

Anonyme
 - Batalha du 6ème Ton

 

Pour le deuxième concert de « Tribunes baroques 2010 », les Amis de la Musique et de l’Orgue (AMO)  présentent en première un concert original, inédit dans le Jura. En effet, Pascale van Coppenolle, organiste, interprétera les musiques écrites pour les grandes cours européennes du XVIIIème siècle. Le son du serpent, instrument à vent joué par David Partouche, se mêlera aux jeux de l’orgue historique ou soutiendra le plain-chant des voix graves des hommes.

Musiques royales

Le programme fera revivre la musique des chapelles royales en Europe, à l’époque où les monarques engageaient aussi bien des musiciens pour la musique sacrée que pour la musique de cour. On suivra un  itinéraire musical, au temps de Giovanni de Macque, Peter Philips, Pieter Cornet et Louis Marchand, compositeurs qui ont servi les cours de Naples, Bruxelles et Versailles.

 

Une longue tradition et des couleurs à redécouvrir

Instrument à vent composé d’un tuyau de bois qui ondule comme un serpent, le serpent est en fait une basse de cornet à bouquin, qui émet un son à la fois ample, doux et raffiné, proche de la voix humaine. Il a fait son apparition en France en 1600, peut-être inventé par un chanoine à Auxerre pour soutenir le plain-chant, car l’orgue ne remplissait pas cette fonction. En effet, les différents versets – ou couplets-  des chants étaient alternés entre l’orgue et les chantres. L’orgue se chargeait en général des versets impairs. Cependant, dans certaines compositions, on pouvait mêler le chant à la polyphonie de l’orgue, en valeurs longues. A St-Ursanne, on entendra les deux pratiques, mettant en valeur les extraordinaires possibilités acoustiques offertes  par la collégiale.

Les pays voisins ont connu le serpent à leur tour, et son usage dans les liturgies a perduré jusqu’au 19ème siècle à certains endroits. Aujourd’hui, cet instrument connaît une nouvelle jeunesse dans la musique de jazz et dans la musique improvisée. L’un des rares facteurs de cet incroyable instrument se trouve aux Franches-Montagnes. 

 

Une musicienne accomplie

A l’instar de beaucoup de musiciens, Pascale van Coppenolle a parcouru le monde : née à Tokyo, elle  a suivi sa formation musicale à Londres, Bruxelles et La Haye. C’est au Conservatoire de Liège qu’elle a remporté le diplôme supérieur d'orgue avec grande distinction et le diplôme d’enseignement.  Pédagogue reconnue, Pascale Van Coppenolle est invitée régulièrement dans les jurys de concours d'orgue ainsi qu'à des séminaires spécialisés, tant dans le domaine de l'orgue que dans celui de l'écriture. Elle donne des concerts dans différents pays d'Europe ainsi qu'aux USA, au Brésil et au Japon. Après une vingtaine d’années de carrière au Grand-duché de Luxembourg et en Belgique, Pascale Van Coppenolle est depuis août 2007,  organiste au Temple Allemand de Bienne et professeure à la Haute Ecole  des Arts de Berne. Parallèlement, elle mène une intense activité de recherche au sujet de la musique contemporaine.

 

 


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