6: Orgue, cornet et chalémie

 

Bellelay, Abbatiale                                             
Dimanche 27 septembre, 17h, organisation: AMO     



« Orgue, Cornet et Chalémie »

Concert enregistré par RSR Espace 2 

Katharina Bäuml, chalémie
William Dongois, cornet
Gabriel Wolfer, orgue

Œuvres de Cabanilles, Correa de Arauxo, Bruna, Victoria,...

Places à 25.-et 30.- ;pas de réservation, l'abbatiale est suffisamment grande.

 

 
     

Le cornet, «instrument le plus proche de la voix humaine », et la chalémie, instrument à anche double, se mêleront aux sons de l’orgue, offrant une palette sonore extrêmement riche.    

 

L’association cornet, chalémie et orgue peut être considérée comme spécifique à la musique espagnole.  La chalémie fut considérée comme un instrument royal dans tous les sens du terme en Espagne, de la fin du Moyen-Âge à la période baroque, époque à laquelle elle fut supplantée par le hautbois français. Le cornet de son côté était joué en Espagne, comme dans tous les pays d’Europe et les ensembles instrumentaux jouant la musique polyphonique associaient ces deux instruments, que ce soit à l’église ou au dehors. L’orgue, omniprésent depuis la fin du Moyen-Âge, en tant qu'instrument es maison (ou joué en extérieur) fut peu à peu considéré comme l’instrument par excellence pour la louange divine et le culte, que ce soit dans les pays catholiques ou réformés.

Jusqu’au 17ième  siècle, les instruments mélodiques, particulièrement les vents et l’orgue, participaient à la musique liturgique (après avoir été longtemps interdits comme instruments païens) pour doubler ou remplacer les voix. Ils se substituaient aux voix manquantes de la polyphonie (notamment en cas d’absence ou de maladie des chanteurs) et l’orgue soutenait l’ensemble vocal et instrumental présent.

Peu à peu apparaît un répertoire spécifiquement instrumental, dont la fonction sera d’accompagner certains moments de l’office : offertoire ou communion en ce qui concerne la messe et substitut au répond d’antienne lors des Vêpres par exemple.

Le répertoire des instrumentistes était alors aussi bien constitué de pièces spécifiquement instrumentales (c’est le sens du terme tiento dans la musique d’orgue espagnole) que de motets sur lesquels ils  improvisaient. Dans sa préface, le compositeur et organiste Arauxo propose aux ministreles (ensembles d’instrumentistes) de jouer ses compositions pour orgue en les adaptant. C’est ce que nous faisons en essayant de donner un panorama de ce qu’a pu être la musique instrumentale liturgique en Espagne au 17ième siècle. Les tientos utilisent fréquemment les thèmes de bataille et les rythmes de danses. Ce répertoire était utilisé indifféremment dans la musique profane et la musique liturgique et l’on sait que courantes et gaillardes servaient support pour les processions lors des cérémonies de bénédictions.

 

    

     

 

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